Avril 2024 - Marseille, avant-goût de l'été !
Organisation : le Lagon et le Yachting Club de la Pointe Rouge
Au programme, 4 plongées en Méditerranée, validation de compétences et passage de niveaux et surtout prendre beaucoup de plaisir !
Météo : grand soleil et vent négligeable
Organisateurs : Dimitri pour l’intendance et Arnaud pour la technique
Hébergement : Balaena, Pointe Rouge, repas de midi à l’INPP
20 participants :

Ecrire un article c’est toujours le choix d’un point de vue. Pour moi, l’affaire est vite entendue, ce sera forcément celui du débutant. Comme je ne m’attendais pas à ce qu’on confie cet insigne honneur (nous étions nombreux parmi les volontaires), je n’ai pas effectué le travail de prise de notes même mentales pour pouvoir tout rapporter.
Donc depuis quelques jours, j’essaie de rassembler mes idées ; nous verrons ce que ça va donner.
Vendredi
18h00, c’est l’heure du départ de Lyon. Je suis un peu tendu, toute la semaine j’ai suivi le fil du groupe Whatsapp et pourtant j’ai raté l’info concernant les ordis. J’espère que je n’ai rien oublié qui gâcherait le super week-end qui s’annonce. Tout le monde est à l’heure pour le covoiturage, nous voilà partis… dans les embouteillages de fin de journée, de fin de semaine. L’ambiance dans la voiture est espagnole, nous sommes Alberto, Mathéo et moi d’excellente humeur. J’ai trouvé que ça commençait bien.
Peu avant 22h00, nous arrivons à l’hébergement. Dimitri l’a bien choisi, il est à côté du club qui nous accueillera demain. Je crois que nous sommes les derniers. Nous avons grignoté en route, nous nous installons. Ces deux jours en communauté avec les autres membres du club et les organisateurs, c’est un une première pour moi. En novembre, nous sommes venus en famille et avons logé à part. Je veux être en forme demain, je vais me coucher, mes camarades de chambre aussi. Minuit passé, je ne dors toujours pas. J’ai trouvé qu’avec l’âge, je me suis habitué au confort.
SAMEDI
Réveillé tôt, petit déjeuner pris, arrivée des autres petit à petit dans le réfectoire, les choses sérieuses commencent avec Arnaud qui annonce les palanquées. Je plongerai ce matin avec Mathéo et Laurence sera notre GP. Arrivé au YCPR, je découvre un endroit plus spacieux, accueillant et pratique qu’en novembre. Notre trio commence à s’équiper. Sous le regard bienveillant de Laurence (ils sont tous comme ça nos moniteurs), j’ai terminé d’assembler mon matériel et l’ai arrimé dans le bateau à la place indiquée. On va bientôt y aller. Tout le monde est à bord, l’ambiance est joyeuse, il fait super beau. J’ai trouvé que finalement, j’étais détendu.
L’ancre est jetée sur le site où nous allons plonger. Le pilote nous indique les règles de sécurité et nous décrit en détail ce que nous trouverons au fond, la topographie. Moi, il m’impressionne le gars. Les palanquées se mettent à l’eau dans l’ordre après qu’Arnaud qui sera le DP ce week-end a rappelé les consignes à chacune.C’est notre tour, bascule arrière, rétablissement, on se regroupe autour de Laurence. J’ai trouvé que l’eau était froide.
Le monde du silence. Le titre du film est un peu exagéré. Pour moi, c’est le monde du calme et de la sérénité. Tout se fait en douceur : la descente pour que « les oreilles passent », chacun à son rythme mais tous ensemble. On ne va plus se quitter jusqu’à la fin de la plongée et partager toutes nos découvertes. Pour nous, cette fois, ce sera entre autres, le contact physique avec un poulpe. Curieux, il a étendu un bras d’abord, jusqu’au gant de Laurence puis deux jusqu’à ma main sur laquelle j’ai senti ses ventouses s’accrocher. Ce jeu a duré quelques secondes mais son souvenir restera longtemps. Je me demande pendant le reste de la plongée si je pourrais encore en manger.
Comme j’ai consommé très vite ma bouteille d’air, nous devons remonter au bout de 33 minutes. En dehors de son élément, un plongeur c’est plutôt gauche et pateau. L’entraide est indispensable pour la remontée de tous. Debriefing à bord, retour vers le club, les bonbons ne suffisent pas ; nous sommes morts de faim. Le temps de tout ranger, de remettre les blocs à gonfler, nous partons à pieds pour l’INPP (Institut National de la Plongée Professionnelle) où nous allon déjeuner. L’INPP a été créé en 1982 par la COMEX. Ces accronymes raisonnent dans mes souvenirs d’adolescence. A l’époque j’étais tombé sur un reportage conscré à Théo Mavrostomos*. Pour ne pas être trop long, je veux juste dire que sa passion m’inspirait et que j’avais envisagé d’en faire comme lui mon métier (j’ai même failli l’appeler, il était dans l’annuaire à l’époque). Pendant le repas, je l’imagine un instant déjeunant dans ce grand réfectoire. La cantine est bonne mais pas le temps de trainer, il faut y retourner. Un peu ensuqué, j’ai trouvé ça rapide.
*https://www.youtube.com/watch?v=t52434kam3g

Les premiers soleils sont les plus mauvais, pour moi c’est vrai ! Nous avons attendu sur le bateau le pilote en plein cagnard. J’aurais voulu piquer son chapeau à Alex ou simplement avoir pensé à prendre de la crème solaire. Je fais part à Laurence de mon mal être passager, elle me dit que ça ira mieux dans l’eau. Je la crois et finalement, elle avait raison. Cette fois la plongée dure un peu plus, mon bloc a une plus grande capacité.
Toujours plein de choses à voir mais sans les exercices du N1 comme ce matin. J’ai trouvé la plongée plus sereine encore.
Je passe rapidement sur les débriefs, bonbons, démontage des blocs, rangement du matériel. Nous sommes en fin d’après midi et avons le temps devant nous. Balade sur la plage, bière emportée du Red Lion, le temps est superbe. Nous avons rendez-vous sur la plage vers 20h00. Dimitri a commandé des pizzas, il y a aussi des boissons, de la bonne humeur of course.
Après avoir englou.. dégusté les super bonnes pizzas, célébré l’anniversaire de Lucie, il est temps de passer au jeu préparé par Dimitri. Les règles sont compliquées mais je comprends en jouant que le but est de dire le plus vite possible « Non, le bateau n’est pas par là ! ».Comme je m’y attendais un peu, c’est le règne de la triche, de la mauvaise foi et des jeux de mots fins et classes, la franche rigolade, quoi ! Je suis claqué, je vais me coucher avant la troisième manche. J’ai trouvé qu’on s’était bien marré.
DIMANCHE
Ben dimanche , tout pareil… Beau temps, mer calme, bonne humeur. Des plongeurs ont validé des compétences et des niveaux. Pour nous trois PN1, le cap du premier niveau est passé. Nous sommes contents et fiers.
Pour conclure, je pense que je commence à entrevoir que la plongée lors de ces week-end n’est pas le seul intérêt. L’essence même de la pratique implique qu’il y ait un minimum d’esprit d’équipe et de responsabilité envers les autres. Toute l’organisation tend à provoquer cette cohésion. Ni famille, ni collègues, ce week-end, et plus largement au club, j’ai trouvé des copains.
Enfin, même si cet article est plutôt personnel, j’espère que vous y retrouverez tous qui êtes aussi passés par là, des souvenirs de vos premières plongées.
[Merci à Cyril pour cet article ! :) ]